Introduction

Rédigé par demeter Aucun commentaire
Classé dans : Été 2020 - Hiver 2021 Mots clés : aucun

Résumé

La conférence-performance, qui constitue désormais une forme, peut-être même un genre à part entière, reconnu voire institutionnalisé dans le champ de l’art contemporain, s’est également imposée sur les scènes théâtrales et chorégraphiques. Par ce vocable aux contours mal définis, on désigne des pratiques très diverses qui, de la conférence à la performance, se déploient en un prisme de lieux, de modalités de discours et d’interprétations, renouvelant les formats spectaculaires. Cette forme rend bavards les arts les plus résistants à la parole – comme le montre bien la présence de la danse dans ce numéro –, transforme les fonctions habituelles du langage au théâtre et interroge de façon critique la discursivité conquise par certains arts qui ont combattu et dépassé depuis plusieurs décennies le mythe moderniste du silence des œuvres. Elle ouvre ainsi un espace de réflexion stimulant sur les usages du discours, tant dans les conférences que dans les formes scéniques adoptant ce format.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

 

Présentation du numéro par Clémence Canet  

 

 

 

"La conférence sur la conférence" de Lucien Muhlfeld (1894) : une réincarnation de la conférence comique dans l'espace du théâtre d'art

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

En avril 1894, Lucien Muhlfeld, critique littéraire, récemment démis de ses fonctions de secrétaire de rédaction de la fameuse Revue blanche, donne une conférence presque tombée dans l’oubli aujourd’hui, la « Conférence sur la conférence » – ce, dans un haut lieu du théâtre symboliste parisien, le Théâtre de l’Œuvre. On propose d’analyser comment, dans un contexte fin de siècle où la conférence est un divertissement particulièrement prisé, Muhlfeld va, avec sa conférence, tenter de produire une forme qui lui permettrait de contester les modèles divertissants de la conférence et du théâtre dominant tout en un. On mettra notamment en lumière comment Muhlfeld, pour atteindre son objectif, fonde son entreprise sur la réappropriation des ressorts dramaturgiques d’une forme théâtrale populaire dans le monde des cabarets et des salons d’alors, le monologue comique. Loin de s’en tenir aux attendus d’une pareille forme, on montrera comment le conférencier performe un programme critique largement inspiré par celui formulé par Mallarmé dans ses « Notes sur le théâtre » publiées quelques années auparavant dans La Revue indépendante (1886-1887).

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

La conférence-performance : un point de vue littéraire

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

Si la conférence-performance a attiré l’attention de nombreux théoriciens et historiens des arts contemporains, elle est encore peu étudiée dans le champ littéraire. Or, ce medium constitue une plateforme d’observation particulièrement intéressante des différentes tendances à l’œuvre dans la création littéraire contemporaine. Par ailleurs, une démarche archéologique permet, à partir de cette notion, de considérer avec un regard neuf les conférences d’écrivains du passé, non comme de simples textes théoriques, mais comme de véritables performances. C’est donc à partir d’un point de vue littéraire que nous tenterons de penser ce medium hybride, mobilisant des pratiques artistiques, des discours théoriques et des supports médiatiques divers.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

Stranieri Ovunque, Animal Mimesis, Stellar Acoustics Station

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

Le travail de Violaine Lochu se réalise sous différentes formes – vidéos, pièces radiophoniques, performances – dont le dénominateur commun est l’expression vocale. Il se fonde sur des traditions orales et sur la collecte des paroles d’autrui. À partir de récits, de chants, de manières de dire, Violaine Lochu construit une œuvre qui relève de la poésie sonore, qui met en jeu différents registres musicaux et qui se nourrit de psychanalyse, de linguistique, de sociologie. http://www.violainelochu.fr

C’est de trois conférences performances, Stranieri Ovunque, Animal Mimesis, et Stellar Acoustics Station qu’il est question ici. Violaine Lochu présente les conditions de leur genèse, les partis pris qui les régissent, la place qu’elles occupent dans l’ensemble de son travail. Elle montre les spécificités de cette forme-là dans le cadre de ses recherches sur l’oralité, en particulier sa capacité à mettre en question certaines valeurs et rapports de force.

 

Télécharger l'article (pdf, 300Ko) 

 

Stranieri Ovunque 

 

Stellar Acoustics Station

 

 

Animal Mimesis

 
 
 
 
 
 
 
 
 

La conférence d'Antonin Artaud au Vieux-Colombier : à la recherche d' "un point de magique utilisation des choses"

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

Cet article revient sur la conférence qu’Antonin Artaud a donnée le 13 janvier 1947 au Théâtre du Vieux-Colombier à Paris. Lors de cette séance, devenue rapidement une référence mythique pour toute une génération d’intellectuels et d’artistes d’après-guerre, Artaud a tenté une sortie du cadre double et radicale, en essayant d’aller au-delà de la conférence, mais aussi du théâtre en tant que représentation. L’article interroge la quête paradoxale d’« authenticité » au cœur de cette tentative.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

La Ruée : une transe-histoire de la France

Rédigé par demeter Aucun commentaire
Classé dans : Été 2020 - Hiver 2021 Mots clés : histoire, danse, performance, discours

Résumé

De 2009 à 2018, le Centre Chorégraphique de Rennes, renommé Musée de la danse par son directeur, le chorégraphe Boris Charmatz, a cherché à élargir le champ d’action et de réception de la danse en mélangeant les pratiques, les formes et les discours. Au fil d’expositions performées (expo zéro, 20 danseurs pour le XXe siècle, Fous de danse) actant le brouillage des frontières entre problématiques muséales et chorégraphiques, la parole – qu’elle soit pure improvisation, mise en contexte ou construction d’un dialogue – a servi d’outil réflexif permettant de situer le corps dansant, et de convertir en danse des pratiques et des discours qui ne se conforment pas à ses codes.

En novembre 2018 a eu lieu au Théâtre National de Bretagne le dernier événement organisé par le Musée de la danse : La Ruée, une performance collective basée sur le livre Histoire mondiale de la France, dirigé par Patrick Boucheron. Performeurs, danseurs ou comédiens ont envahi les espaces du théâtre et activé une date, créant une constellation d’actions simultanées, construisant un nouage singulier entre révélation de zones méconnues de l’Histoire et actualisation de leur sens au présent. Avec cette question, comment faire passer l’Histoire dans les corps, la Ruée problématise la possibilité de performer un discours et permet d’interroger le statut de la parole mise en action par le Musée de la danse durant ses neuf années d’existence.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

Inging ou l'épuisement du langage comme performance

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

Inging est une performance créée en 2010 par la chorégraphe new-yorkaise Jeanine Durning, durant son Master de chorégraphie à Amsterdam. Simon Tanguy performe ce solo en français depuis 2016. Étudiant au SNDO d'Amsterdam, il a rencontré Jeanine Durning durant ses études. La performance inging a été montrée dans de multiples lieux : plateaux de théâtre, ateliers, salle de classe, festival de danse, festival d'Avignon, rencontres universitaires. L'enjeu de ce travail est de sortir du langage en parlant sans pause, toujours en changeant de sujet. Le texte n'est ni écrit, ni improvisé. L'acte de parler est très préparé en amont. Cette tentative de sortie du langage est vouée à l'échec. Mais la persistance de la consigne, celle de ne jamais se taire, crée la performativité de cette pratique. La performance se déplace vers un pari sportif, une confession, une conférence philosophique, un stand-up. Simon Tanguy, dans cet article, explique son expérience, les ressorts techniques pour tenir la consigne et les enjeux artistiques impliqués par le travail.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

Une physionomie à pleines voix : le procès du PÈRE ou l'enfance d'une performance

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

En août 1832, le PÈRE des saint-simoniens, Prosper Enfantin, opposa au tribunal qui le jugeait pour immoralisme une défense inédite articulée par ses seuls regards, ses silences, ses gestes. Cette corpeaugraphie, exempte de toute subordination à l’écrit, visait notamment à incarner en creux, face au pouvoir institutionnel, la place de la femme affranchie jusqu’alors interdite de droit à la parole. Par cette performance sensible où son corps en vint à dépasser politiquement l’assignation au silence pour tenter d’ouvrir une voie tangible à l’émancipation, Enfantin offrit non seulement aux femmes l’espace d’une utopie dont elles s’emparèrent aussitôt par la fondation de La Femme libre, premier journal féministe, mais encore un espace ouvert à la réhabilitation de la chair comme à l’expression des désirs et pour l’émergence duquel devaient en premier lieu se mettre en mouvement les artistes, les hommes à imagination.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

La voix off des images : à propos de la conférence-performance Quand le corps délivre les images

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

La conférence-performance Quand le corps délivre des images met en scène les éléments constitutifs de la conférence d’histoire de l’art (dispositif oratoire, contenu théorique, PowerPoint avec reproductions d’œuvres) mais avec une conférencière mutique, le texte étant préalablement enregistré et diffusé à travers un dictaphone. Les nombreuses images défilent de manière autonome à un rythme continu, émancipées du texte qui ne les commente pas plus qu’elles ne l’illustrent. La gestuelle décalée de l’oratrice que j’incarne et les objets que je manipule s’ajoutent aux images projetées de corps, brouillant la frontière entre différents registres de présence. C’est ainsi la capacité des objets et des images à produire du discours qui surgit dans cette transmission du savoir sur le mode sibyllin où le montage d’éléments hétérogènes et la collision qu’il provoque exacerbent les affects liés au fait d’incarner, en tant que femme, une parole d’autorité.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

Artiste où chercheur : une conférence performée

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

Ce texte vise à rendre compte, sous la forme d’une retranscription commentée, de la conférence performée qui s’est tenue à Clermont-Ferrand à l’automne 2018. Cette tentative de restitution fut l’occasion pour son auteur de penser les changements nécessités par le passage de la forme spectaculaire à la forme écrite.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

Les conférences performées, une pratique d'éclaircissement - entretien avec Laurent Pichaud

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

Cet entretien avec Laurent Pichaud, sur la pratique des conférences performées qu’il développe depuis quelques années, fut réalisé en 2018 par Marion Le Nevet, étudiante en master 2 arts de la scène, parcours « Perspectives critiques », à l’université Rennes 2, dans le cadre de son mémoire de recherche intitulé : « Le statut de l’artiste-conférencier dans la conférence-performance ».

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

Démontrer la danse : les danses-conférences d'Yvonne Rainer dans les années 1960

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

La contribution essentielle d’Yvonne Rainer à l’histoire de la conférence-performance est encore largement sous-estimée. Ingrédient crucial de la danse rainerienne, la voix s’impose pourtant dès ses premières pièces chorégraphiques, au début des années 1960. Dans ces œuvres, la juxtaposition disjonctive de la danse, du bruitage vocal et du discours oscille entre parodie ironique, didactisme et parole autobiographique. Celle qui affirme que « la danse est difficile à voir », intègre au cœur de sa démarche chorégraphique les questions de la monstration et de la démonstration du mouvement. Entre 1968 et 1970, Rainer développe un format performatif qu’elle dénomme performance demonstration (performance-démonstration), un genre de collage en perpétuelle mutation, mêlant mouvements, textes, images et sons. En éclairant les enjeux kinesthésiques, pédagogiques, théoriques et personnels des conférences performées créées par la danseuse et chorégraphe durant les années 1960, nous proposons de décaler le regard pour discuter la part de la subjectivité, de la critique et de la subversion dans ce format performatif.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

Tomber amoureuse d'une œuvre. Quelques réflexions et matériaux à propos de La langue brisée (1)

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

Pauline Le Boulba revient sur La langue brisée (1) une performance qu’elle crée en septembre 2015 et dans laquelle elle partage avec d’autres spectateur·rice·s la manière dont elle est tombée amoureuse d’une œuvre. À rebrousse-poil d’une pratique critique qui garderait une distance raisonnable avec son objet d’étude, elle préconise l’affect amoureux comme geste critique et opère un geste de renversement dans le rapport œuvre-spectateur·rice.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

Jeu et théorie du duende de Federico Garcia Lorca : l'incarnation d'un "style vivant"

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

L'objet de cet article est de questionner la catégorie littéraire et/ou esthétique sous laquelle il convient de ranger l'œuvre de Federico García Lorca Jeu et théorie du duende. Ce texte, écrit et prononcé entre 1930 et 1934 en Amérique latine, est généralement considéré comme une conférence. Et en effet, Lorca présente lui-même son texte comme didactique : officiellement, ce dernier expose une « leçon simple » sur l'identité espagnole. Il existe cependant de bonnes raisons de penser que nous n'avons pas ici affaire à une conférence de type traditionnel. Celle- ci présente un certain anti-académisme en raison de sa tournure poétique, et semble capable de produire une émotion esthétique comme le ferait aussi une performance artistique. On peut ainsi penser qu'il s'agit d'une « conférence-performance ». L’enjeu officieux du texte est en effet de défendre une théorie/pratique selon laquelle le savoir véritable n'est autre que celui qui est performé par le corps, par excellence celui de Lorca.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

La conférence-performance : dramaturgie de l'ère numérique ? À partir de I am 1984 (Barbara Matjevic, Giuseppe Chico, 2008) et Un Faible degré d'originalité (Antoine Defoort, 2013)

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

Cette contribution propose d’envisager la conférence-performance comme le symptôme de la création scénique en milieu numérique, à partir de deux exemples I am 1984, créé par le duo Barbara Matijevic et Giuseppe Chico en 2008 et Un Faible degré d’originalité conçu par Antoine Defoort en 2013. L’adoption de la conférence comme modèle de représentation n’est ici pas anodine : elle apparait en effet comme un mode de transmission lié à l’inflation de l’information et à la modification de la propriété des connaissances, qui caractérisent le web. Je tenterai ainsi de comprendre à quoi correspond le choix de cette forme particulière, comment le motif de la navigation s’y déploie tant au niveau méthodologique que dramaturgique et enfin, comment l’emploi du dessin apparait comme une forme de remédiation du format web.

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

Marco Decorpeliada, l'homme aux schizomètres

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Résumé

Schizomètre est le nom d'une joyeuse guérilla, celle entreprise par Marco Decorpeliada (1947-2006) contre les diagnostics en psychiatrie DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders). Lui-même, entre autres étiqueté 20.2, c’est-à-dire « schizophrénie type catatonique continue » dans la classification DSM, découvre que 20.2 correspond à « crevettes entières roses cuites » dans le catalogue des produits surgelés Picard.

Dégivrant avec art une psychiatrie surgelée, il inscrit son entreprise de renversement sur des mètres et répertorie les manques de la classification DSM sur des portes de congélateurs.

Cette conférence réunit les meilleurs spécialistes de la vie et de l'œuvre de Marco Decorpeliada pour débattre de ce génie méconnu et de son impact déterminant sur la pensée contemporaine.

Avec : 
Marcel Bénabou, historien et écrivain, membre de l'OuLiPo
Baptiste Brun, historien de l'art (Rennes 2)
Jean-Luc Deschamps, modérateur
Dominique de Liège, psychanalyste (École lacanienne de psychanalyse) Yan Pélissier, psychanalyste (École lacanienne de psychanalyse)
Olivier Vidal, chercheur en sciences de gestion (Paris, CNAM)

Télécharger l'article (pdf, 300Ko)

Appel à publication Déméter #6 I Objets de scène

Rédigé par demeter Aucun commentaire

Appel à publication : « La conservation-restauration des objets de scène » Déméter #6, été 2021

 

Le numéro Déméter qui paraîtra à l’été 2021 sera consacré à la « conservation-restauration des objets de scène ». À l’issue du tournage d’un film, d’une pièce de théâtre, d’un spectacle de danse, d’un opéra, d’un concert ou d’une performance, les accessoires connaissent des destinées extrêmement variables après leur utilisation. La plupart ne sont pas faits pour être conservés et, même s’ils ont été essentiels lors de la représentation, leur existence matérielle compte en général bien peu et elle est souvent oubliée. Ces objets, en apparence mineurs et insignifiants, peuvent être jetés ou stockés dans l’attente d’être réemployés dans un prochain spectacle ou sur un autre tournage de film. Certains sont récupérés par des spectateurs, des membres de l’équipe ou leurs proches. Ces objets de souvenirs peuvent rester à l’état de reliques chez des particuliers, acquérir le statut d’objet patrimonial dans des collections publiques ou encore faire irruption sur le marché en tant que marchandises plus ou moins coûteuses.

Certains objets de scène sont longtemps perdus avant de réapparaitre, d’autres possèdent une telle aura, tel le fauteuil de Molière[1], que leur valeur symbolique et historique est immédiatement reconnue. D’autres encore sont classés monuments historiques par la suite, comme certains masques de théâtre de l’Antiquité collectionnés au XIXe siècle puis classés au XXe siècle[2]. En cas d’altérations ou de dégradations majeures, seuls les restauratrices et les restaurateurs sont alors habilités à intervenir sur ces objets d’importance patrimoniale.

Il faut compter aussi avec tous ces objets qui n’ont au départ aucun statut, recueillis sur la vie des tournages (par exemple dans le cadre du chantier de fouilles du tournage du film Peau d’âne de Jacques Demy par une équipe du CNRS, 2012-2016) ou par des fans de groupes de musique qui récoltent le moindre objet abandonné ou lancé dans la foule et qui créent leur propre espace muséal au sein de leur foyer.

Quant à l’art contemporain, les pratiques performatives recourent régulièrement à des objets de (re)présentation. Le statut de ces objets est souvent délicat à fixer et pose en conséquence des questions déontologiques particulières quant à leur collecte, conservation, exposition voire restauration en dehors des recommandations éventuellement prévues par l’artiste. Est-il légitime par exemple de défendre l’intégrité physique d’un objet, vestige d’une action artistique, si l’intention artistique originelle entend rompre avec le principe de pérennité ?Si cette infidélité est signalée au spectateur, peut-on s’autoriser à aller à l’encontre de l’intention artistique ? Renversement ironique, certaines oeuvres installatoires mettant en scène des objets directement utilisables par les spectateurs sont parfois rendues impraticables par l’institution qui les expose, en raison du risque de dégradation. Ces œuvres qui recouraient aux objets comme vecteur relationnel ne se retrouvent-elles pas mises en conserve davantage que conservées, en somme réduite à l’état de document ? (...)

Télécharger l'appel à publication Soumission des contributions

Les propositions de contribution doivent être soumises au comité de rédaction avant le 8 novembre 2020. Les auteurs dont la proposition aura été acceptée devront adresser leur article à la rédaction pour le 15 mars 2021 dernier délai.

Les propositions accompagnées d’une courte présentation biobibliographique de l’auteur doivent être envoyées à l’adresse revue-demeter@univ-lille.fr en format word (.doc) ou opendocument (.dot).

Contact

Pour toute question relative à l'appel et au processus de publication du numéro, écrire à revue-demeter@univ-lille.fr

 

Fil RSS des articles